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Le blog de la Fédération Française de Généalogie

Droit à l'oubli sur Internet (suite)

14 Novembre 2009, 23:43pm

Publié par Jean-Yves Houard

Vu le nombre d’articles parus dans la presse et sur Internet, je ne voudrais pas répéter ce que vous trouverez partout ailleurs à propos de l’atelier "droit à l'oubli numérique" réuni jeudi 12 novembre.

Je voudrais juste vous livrer quelques remarques que le généalogiste lambda que je suis, s’est faites  en assistant à cet atelier.

Dans le cadre d’un amphi de l’Ecole Sciences Po étaient réunis autour de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au numérique, excellente dans son rôle d’ambassadrice des nouvelles technologies, tout un aréopage de professeurs, de responsables d’associations ou de sociétés liées à l’Internet.

Aréopage très masculin, le monde de l’informatique  ne pratiquant pas encore la parité. Le sexe dit faible n’était représenté que par des avocates venues dire le droit.

Alex Türk, président de la CNIL l'enjeu rappella que la jeunesse passe par une période d’opposition aux parents et que l’un des moyens actuels de provoquer, de choquer c’est se mettre en scène sur Internet dans des situations scabreuses.

En conclusion, l'enjeu est de "retraduire une fonction naturelle, l'oubli, qui fait que la vie est supportable".



Il fut applaudi par la partie aînée de l’assistance.



Les législateurs ont proposé de légiférer, la secrétaire d’Etat de labelliser et les acteurs professionnels de se moraliser.

 

Seuls « originaux » parmi les participants : Peter Fleischer et Jean-Marc Manach

 

Peter Fleis est responsable de la protection des données personnelles chez  Google, un des principaux accusés. Il fit remarquer que l’on ne parlait que de menaces et peu de progrès.


Jean-Marc Manach, journaliste et blogueur, fervent défenseur des libertés individuelles, s'inquièta de la tournure que prenait le débat. "Ce droit à l'oubli risque d'entraîner une diabolisation d'Internet, assimilé à un nouveau Big Brother", selon lui. "Je crains notamment que l'on assimile les données persos que l'on a le droit de retirer de la circulation, et les propos tenus par d'autres à son encontre", expliqua-t-il, en s'inquiétant par ailleurs que la proposition de loi prévoit l'éducation des plus jeunes "aux dangers d'Internet" en parallèle des risques du téléchargement illégal."Ce genre d'amalgame nuit au débat sur la vie privée, et les libertés. La prohibition, ça ne marche pas".

Il fut applaudi par la partie jeune de l’assistance.

 

A suivre

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