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Le blog de la F.F.G.

La généalogie associative est-elle condamnée ?

15 Juin 2010, 17:47pm

Publié par F.F.Généalogie

ag-2010.jpg

Vue d'une partie des participants de l'assemblée

 

Samedi 12 juin s’est réunie à Paris l'assemblée générale annuelle de la Fédération Française de Généalogie.

La présentation statutaire des activités de la Fédération et de son bilan financier  ont montré dans cette période difficile une gestion rigoureuse soucieuse d’économie.  Il est à noter une relative stabilité dans le nombre des associations participantes et de leurs adhérents. Des associations partent ou disparaissent et d'autres les remplacent.

 

Mais la principale préoccupation des responsables d'associations généalogiques présents ce jour là était la démarche entreprise par la société Notre Famille en direction des dépôts d'archives.

Notre Famille a l’objectif d’offrir à ses utilisateurs l’accès à l’ensemble des données généalogiques françaises : BMS, recensements …pour cela elle a pris contact en 2009 avec les dépôts d’archives afin de faire l'acquisition des images numériques ou du droit de réaliser ces images.

Sa démarche n’ayant pas de succès, elle a saisi la CADA du refus des départements. (avis du 25 mars 2010).

Forte de cet avis, elle a entrepris une nouvelle démarche vers les archivistes par des courriers dont le ton comminatoire choqua les destinataires.

De nombreuses associations généalogiques ont été contactées par les archivistes pour essayer de comprendre cette situation leur paraissant unique depuis la création des Archives publiques, une société privée utilisant des données publiques pour faire du commerce.

 

Afin de connaître l’avis du Ministère de la Culture, Michel Sementery, le président de la Fédération avait invité  le SIAF (successeur de la DAF) à venir nous donner son point de vue.

 

Difficulté du calendrier ou difficulté à prendre position sur un sujet épineux, aucun représentant n’a pu venir.

 

Bien que Notre Famille garantisse qu’elle cédera en pleine propriété ses travaux de numérisations aux archives et que celles-ci pourront les mettre à disposition de tous gratuitement, la FFG et toutes les associations suivront avec attention la suite des évènements.

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PR 03/07/2010 07:43


Concernant le développement des associations.
Je ne pense pas qu'aujourd'hui la seule mise à disposition de bases de données soit suffisante pour répondre aux attentes du public. L'énergie et l'imagination de certaines associations qui ne
vendent pas un seul acte permet tout de même de développer efficacement une association.
Ce qui paraît important c'est de comprendre le monde actuel. Les gens de 7 à 87 ans ont un ordinateur. Beaucoup de données sont gratuites sur internet. Les gens ont un appétit pour la recherches de
leurs racines. Les jeunes retraités sont naturellement attirés par le milieu associatif et ont un besoin important d'activité. En revanche les gens sont un peu perdu en terme de méthode et ne
demande qu'à apprendre. Ils sont même prêt à investir et à s'investir. Les gens ont besoin d'authenticité alors pourquoi ne pas développer des animations autour de la généalogie. Les réponses à ces
questions nous ont permis de passer en 3 ans de 20/25 membres à 60 aujourd'hui. Notre ambition n'a pas été de se définir pour les autres mais de se définir par rapport aux autres. La créativité et
l'énergie nous amène très naturellement des ressources humaines et financières. La généalogie devient plus qu'un passe temps, c'est une activité sociale qui aide nos contemporains à s'épanouir
ensemble dans la convivialité. L'association de régénère automatiquement et se diversifie par l'âge et le milieu social.
Je ne prêtant pas détenir la vérité mais le système fonctionne alors que beaucoup en sont toujours à se demander comment gérer l'après minitel qui n'est plus utilisé depuis plus d'une décennie.


paul 03/07/2010 07:19


Bonjour,
Pourquoi s'inquiéter de l'utilisation commerciale des données publiques puisque cela se fait déjà par ailleurs. A partir du moment que le public définit les règles clairement et que le public mets
toujours à disposition gratuitement les archives. Si les risques sont bien identifiés par le public en collaboration avec la CNIL, cela ne devrait pas porter tord à la communauté. S'il y a des
risques avérés alors la CNIL pourrait intervenir.
Cette ressource financière peut permettre de développer d'avantage les archives publiques et leurs services.
Qu'en pensez-vous ?


Blanc 26/06/2010 10:52


Un article du point nous apprend le dessous des cartes :

Parmi les actionnaires minoritaires et membres du conseil d’administration de cette société, on retrouve Pierre Kosciuzko-Morizet, le frère de la ministre, fondateur et propriétaire de
Priceminister.com, qu'il récemment vendu à la société japonaise rakuten pour 200 millions d'euros !!!

J. Blanc
http://jerome.blanc3.perso.sfr.fr


Yannig 17/06/2010 23:46


La position de la Fédé est encore bien faible au regard des enjeux.
Certes cette situation est en partie la cause de la non réactivité des gouvernants successifs mais les associations feraient bien de se poser des questions sur leur propre responsabilité.
La vente des relevés au delà des frais de gestions raisonnable, la rente minitel que certains souhaitent voir reconduite via Internet sont aussi en grande partie responsable de la situation
actuelle.

Je crois que seule deux associations ont œuvrées directement avec les AD pour la numérisation des BMS-NMD il est permis de se poser des questions sur le pourquoi!
Ces deux associations vont être, malheureusement, confrontées à un problème de taille puisque leur travail pourrait être exploité par des marchands.

Lorsque les associations reviendront à leur fondamentaux que sont l'entraide et la formation on pourra agir contre les marchands du temple.
Lorsque les associations auront compris qu'Internet gratuit ne leur enlèvera aucun adhérent, bien au contraire, nous aurons encore avancé.

Certes les AD pourront mettre en ligne le travail de numérisation fait par les commerciaux mais c'est tout le champ d'action des associations qui aura été miné. En effet il faut rappeler qu'une
association ne peut se positionner en concurrence d'un service marchand. Hors ce qui n'aura pas été fait par les associations sera à jamais fermé sous peine de poursuite. C'est cela aussi la
réalité. OUI les associations ont tout à craindre si on laisse faire.

Par ailleurs il convient de poser de très grosses questions sur la frontières entre la sphère politique et la sphère marchande. En effet on ne peut qu'être mal à l'aise lorsque l'on sait que le
frère d'une ministre est partie prenante du dossier.

Donc OUI il faut être TRÈS ferme quand à notre position et mettre en garde l'état sur le devenir
1) de nos archives à moyen terme
2) de notre tissu associatif (fédéré ou non)

Je crois que suffisamment de commentaire sur la toile disent les craintes qui sont, hélas, loin d'être dénuées de sens.
Ne pas oublier que cette société est loin d'avoir bonne presse auprès de la communauté généalogique notamment en raison de sa très mauvaise éthique concernant le retrait de données déposées par des
bénévoles ainsi que pour sa mauvaise foi envers ses clients.

Alors oui que la Fédé soit ferme et hostile à ce projet d'autant qu'il existe des alternatives viables par le biais du tissu associatif. Certes cela coûtera moins cher à la collectivité et
enrichira un peu moins certains grippe-sous.


Blanc 16/06/2010 16:16


Bonjour,

Vous trouverez la lettre que j'ai envoyé au Président :




Monsieur le Président Nicolas Sarkozy,


Je viens d’apprendre qu’une partie du grand emprunt serait consacré à la numérisation des archives qui se trouvent aux archives départementales, or il ne reste qu’un tiers des départements qui ne
sont pas encore en ligne et dont l’accès est gratuit, sauf pour deux départements.

Je me pose donc la question de l’utilité de re financer une seconde copie du patrimoine qui l’est déjà aux deux-tiers en ce qui concerne les registres paroissiaux et d'état-civil ! De plus, parmi
le tiers qui reste, la plus part est en cours de numérisation.

De plus dans la grande majorité l’accès est gratuit, or confier à une société commerciale qui fait payer l’accès à ses données, irait à l’encontre de la volonté de votre ministre de la culture de
démocratiser l’accès à la culture.

A l’heure où vous cherchez à faire des économies, investir de l’argent public dans ce projet serait un énorme gaspillage et irait de plus à l’encontre d’une démocratisation de la culture. Pour
toutes ces raisons, je vous conseille d’abandonner cette idée.

Recevez Monsieur le Président de la République, mes sentiments distingués.

J. Blanc